Des voyages sonores qui réparent….
Son domaine d’intervention est particulier. Mais il a fait son chemin. Pour elle, il s’est révélé comme une « réponse » face à un parcours de vie compliqué, sur le plan de la santé.
Mais Oona a de l’énergie à revendre. Qu’elle souhaite nous faire partager…
Itinéraires 26 : « Oona, où ta voie commence-t-elle ? »
Oona Son’or : « Ici, à Montélimar, la ville qui m’a vue naître… Quant à mon parcours ?… Je dirais que je suis, avant tout, une autodidacte. Pour tout.
Dans un passé récent, j’ai été auteur-compositeur-interprête… mais j’ai eu aussi l’occasion d’écrire, et de publier, un recueil de poésie ( « Aimes-tu ? Penses-tu ? Turlututu » – ndlr ), parce que certains de mes textes ont été primés dans divers concours de poésie…
Mes sources d’inspiration ? Elles me viennent spontanément à l’esprit, et il me suffit de les canaliser…
Mais j’ai encore plusieurs cordes à mon arc, et notamment les voyages sonores que je veux développer en ce moment…
Sans renier les divers milieux artistiques dans lesquels j’ai pu évoluer il n’y a encore pas longtemps, comme celui de la mode, comme celui du cinéma, comme celui du mannequinat…
Et j’ai aussi fait du chant lyrique. C’était sur Malataverne.
Côté scolaire, j’ai obtenu un Bac littéraire, et j’ai continué avec un DEUG d’italien… »
It : « Le chemin que tu suis aujourd’hui… quand l’as-tu pris ? »
O.S. : « Curieusement, la voie que je suis actuellement m’aura été dictée par de graves soucis personnels. Qui me procurent, ou m’ont procuré, certaines interdictions. Par exemple, je n’ai plus pu chanter pendant des mois, même si ça va mieux aujourd’hui… Et il y a d’autres facteurs, plus gênants encore, mais je ne veux pas m’y attarder…
Mais il est vrai de dire que cette voie, je l’ai choisie en pleine conscience, en réponse à ce que la vie m’obligeait de vivre. Il me fallait trouver une route qui puisse, en premier lieu, m’apporter une certaine forme de détente, de bien-être.
Et puis, comme tu l’as compris, la musique a toujours fait partie de mon univers.
Certaines fréquences, certains sons, sont réputés pour ré-harmoniser les cellules de notre organisme, et cette carte, je veux pouvoir la jouer à plein, pas seulement pour mon compte personnel, mais aussi pour en faire bénéficier le plus grand nombre… »

It : « Ce voyage sonore.. tu nous en dis plus ? »
O.S. : « Un voyage sonore commence toujours par de la « méditation guidée », qui va servir à se recentrer, à prendre du temps pour soi, à ressentir son corps, à ressentir le souffle de vie… à prendre conscience que la vie est un cadeau.
Mon « discours » se bâtit autour d’affirmations positives dont je souhaite qu’elles puissent se fixer dans les têtes, pour que cette sensation de bien-être puisse devenir durable.
Et ces séances peuvent se réaliser, en fonction du lieu qui l’accueille, devant une dizaine de personnes comme devant plusieurs centaines…
A ce jour, je suis déjà intervenue sur la ville de Pierrelatte, dans la « zone 5 » du Teil, et maintenant à C-Santé, rue des Adhémar, ici, à Montélimar…
Après la phase de méditation commence le voyage sonore en lui-même. Où l’on va aborder les quatre éléments…
La terre, avec en appui le « tambour chamanique » : c’est grâce à ses sonorités particulières que nos cellules corporelles vont pouvoir résonner, et que nos énergies vont pouvoir se ré-harmoniser… le feu ensuite, grâce à un gong, cette fois, qui va produire, en le confortant, un effet analogue par les vibrations qu’il va envoyer dès lors qu’on va frapper sur lui… l’eau, que je vais aborder grâce aux « graines de pangi » – grâce au bruit qu’elles produisent lorsqu’elles s’entrechoquent, mais aussi grâce au « kigonki lulu », un instrument qui est en lui-même une véritable œuvre d’art, originaire d’Espagne, et dont la sonorité va faire ressortir les émotions, tout comme l’eau le fait.
L’instrument est en LA mineur 432Hz obligatoirement. Je le précise parce que de nos jours, il est plus courant de rencontrer la fréquence 440Hz, et notamment en musique. Elle permet l’unisson, mais je trouve qu’elle devient assez rapidement lassante. Et elle entraîne parfois un « mal-être ».
La fréquence 432Hz, au contraire, réputée pour être la fréquence de la Terre, amène la quiétude et la sérénité…
J’utilise aussi, sonorement, le bâton de pluie », le crépitement d’un feu, le chant des oiseaux et d’autres sons de la nature… et même, parfois, les battements du cœur intra-utérins. Mais, dans ce domaine des sons, je suis toujours en perpétuelle recherche…
Le dernier élément est l’air.. que je vais aborder via divers instruments, comme le « bol tibétain », le « carillon koshi »… et puis, bien sûr, les mini-clochettes tibétaines, que beaucoup connaissent et pratiquent aujourd’hui…
Et puis, il y a aussi ma voix… Ma voix qui m’a tant manquée pendant une longue période… Il m’arrive assez souvent de me rendre en divers lieux, y compris dans des églises, dans lesquels je peux être seule pour m’y exprimer au travers de chants que je qualifierais « d’harmoniques »…
Ce « voyage sonore », nous l’achevons tous ensemble par un « retour à la terre », à la réalité, au « moment présent », ici et maintenant… grâce, encore une fois, même si c’est de manière plus brève, au tambour chamanique, auquel on donne un rythme « cardiaque »… »
It : « Tes souhaits, aujourd’hui ? »
O.S. : « Aujourd’hui ? A titre personnel, j’aimerais pouvoir passer, pour internenir au sein de diverses structures, une formation d’art-thérapeute. C’est mon aspiration principale.
Et puis, pour mon activité actuelle mais aussi pour mes stages d’initiation au mandala, j’aimerais pouvoir trouver une salle, que je pourrai ouvrir à tout public adulte. Je précise volontairement « adulte » car j’ai déjà pu constater que les enfants ont beaucoup de mal à se concentrer longtemps dans une telle activité… »
Propos recueiilis le vendredi 27 décembre 2024.
NDLR : Une approche intéressante sur la voie du bien-être, empruntée déjà sous bien d’autres formes… Rien de mystique, ni de religieux dans l’approche qu’en fait Oona : ce n’est pas sa vision.
En regard de sa situation, on ne peut que rendre hommage à son engagement.
Oona Son’or
oona.son.or@gmail.com
A découvrir sur son site : http://www.oonalanana-designer.com
Crédit photo : Oona Son’or, M.M









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