Dans les yeux de l’âme…
Sophie Despeysse-Martinez est née à Montélimar, dans le milieu des années soixante-dix.
Jusqu’en 2024, elle a exercé le métier d’assistante maternelle, une activité qu’elle a assurée pendant treize années, et qui lui a fait acquérir – si besoin était – une solide réputation sur sa ville….
Itinéraires 26 : « Sophie.. ce qualificatif de « sorcière »… tu nous expliques ? »
Sophie Despeysse-Martinez : « C’est un qualificatif qui peut sembler exagéré, et tu vas voir qu’il ne faut pas le prendre dans son sens premier. En réalité, il me « colle à la peau » depuis que je suis toute petite.
Dans ma famille, mon grand-père, Vincent, était connu de son vivant comme « le Docteur ». Et, de fait, il soignait beaucoup avec ses mains… tout en n’étant jamais avare de bons conseils, des conseils « naturels »..
Je ne l’ai malheureusement pas connu, et je le regrette. Mon père, son fils, a pris le relais dans ce domaine-là aussi, mais lui préfère garder une certaine discrétion sur le sujet.
Quant à moi….
Dès mon plus jeune âge, j’ai souvent eu l’occasion de vivre – mais réellement vivre – des phénomènes… que l’on pourrait qualifier de « peu courants », pour n’effrayer personne.
Des phénomènes à chaque fois corroborés par mes parents, et pour lesquels je n’étais QUE spectatrice…
En revanche, et elle a, je crois, toujours été présente chez moi, mon hypersensibilité était là. Depuis, mais bien plus tard, je serai diagnostiquée H.P.E ( Haut Potentiel Émotionnel )… un diagnostic qui correspond tout à fait à cet état d’être qui a toujours été présent en moi.
Très jeune, je « ressentais » les choses. D’instinct, si tu veux. Et mes copines de cette époque s’en étaient bien rendu compte ! Ajoute à cela.. un peu de mon physique, un peu de ma chevelure, le fait aussi que je n’hésitais pas à « plonger dans la mêlée » pour séparer les bagarres… le tout réuni m’avait affublé de ce surnom de « sorcière ».
Aujourd’hui, il fait toujours écho en moi. Sous d’autres formes…
It.26 : « Parce que c’est quelque chose que tu as souhaité développer très vite ? »
S. D-M. : « Disons que le fait de travailler, pendant plusieurs années, au contact d’enfants, m’a donné l’opportunité de développer encore plus certaines capacités que je maîtrisais depuis bien longtemps.
Les enfants sont vrais. Beaucoup le disent, et c’est, à mon sens, incontestable. Jusqu’à l’âge de cinq/six ans, ils sont incapables de tricher. Et surtout, ils ne sont pas encore « englués » dans un quelconque moule… qui viendra, hélas, trop vite. Mais la spontanéité est bien toujours présente en eux, jusqu’à six ans…
Il y a environ cinq ans, j’ai pu vivre plusieurs expériences qui, en quelque sorte, me dirigeait sur une certaine voie… qui ne m’était pas totalement inconnue.
Je l’envisageai en effet dès mon enfance… peut-être sous d’autres formes.
Toujours est-il que, et alors que je suis toujours dans mon ancienne profession d’assistante maternelle, je vais commencer un « vrai » travail sur moi-même. Et si, au tout début, j’ai ( peut-être ) mis ça sur le compte de la curiosité pure, avec le temps, ça a rapidement évolué.
Et c’est devenu de plus en plus prenant. Car ce travail a ouvert en moi des tas de directions différentes, des directions qui vont m’amener, en 2023, à la découverte du « Chemin de Saint-Jacques de Compostelle », grâce à mon père, qui l’avait déjà fait plusieurs fois… »
It 26 : « Tu n’es pas la première à louer cette « expérience ». Comment toi, l’as-tu ressentie ? »
S. D-M. : « Déjà, il faut admettre que c’est une expérience qui est difficilement explicable, avec de simples mots, aussi précis soient-ils.
« Saint-Jacques de Compostelle », c’est une expérience que tu vis, mais que tu vis vraiment, jusqu’au plus profond de toi…
Et que tu sois croyant ou pas, chaque fois que tu parcoures ce chemin « magique » – je crois que c’est le mot – cela a une grande influence sur ta vie, avec de multiples ouvertures intérieures que tu ne soupçonnes même pas…
Après une première expérience qui durera neuf jours, je n’ai pu faire autrement que d’y retourner.
Ma seconde expérience durera quinze jours.. quant à la dernière, eh bien, tu vois, je rentre juste, et le périple aura duré un mois et demi…
Ce chemin de « Saint-Jacques de Compostelle », je l’ai reçu comme le plus beau des cadeaux. Un cadeau, encore une fois, que je dois à mon père, Michel, et, pour cela, je lui vouerai une reconnaissance éternelle… »
It. 26 : « Qu’en gardes-tu, principalement ? »
S.D-M. : « Cette expérience m’aura montré, m’aura appris qui je suis réellement. Et surtout, quelle doit être ma voie, maintenant.
C’est vrai que je l’ai vécue comme un véritable bouleversement interne, qui m’aura pleinement recentrée, et qui m’aura permis de me ménager, de me calmer aussi parfois…
Mais, tu sais, ça ne m’est pas réservé ! Je pense que c’est à la portée de chacun de pouvoir ressentir cet aspect bénéfique qui, à terme, te rend plus « lumineux ». Et ça aussi, c’est indiscutable…
C’est à cette époque aussi que j’ai eu l’opportunité de partir sur le site du « sanctuaire de Fatima », au Portugal.
Ça a été, tu l’imagines, une expérience personnelle extraordinaire, émotionnellement très forte, qui m’avait littéralement sur le moment «scotchée sur place » !
Des expériences comme celle-là, j’en ai vécu plus que je ne l’aurais cru. Sans demander quoi que ce soit, à chaque fois, bien sûr ! Je ne vais pas toutes te les énumérer ici, mais elles sont pour moi autant de pièces d’un puzzle qui, en s’imbriquant patiemment les unes dans les autres, ont, au final, contribué à ma transformation, ou plutôt, à ma renaissance… »
It.26 : « À ton retour de Compostelle, un besoin « inédit » va se faire jour… »
S.D-M. : « Oui, c’est vrai. À la suite de mes retours de « Compostelle » – je parle là des deux premiers – , et outre le fait d’avoir arrêté ma mission d’assistante maternelle, j’ai été « invitée » à me pencher sur l’écriture…
J’ai ressenti, mais vraiment très fort ici, parce que l’envie était en gestation en moi depuis longtemps, un besoin d’écrire.
Alors que, jusque là, je ne m’en sentais pas du tout capable…
De plus, sur la façon dont ce livre est né, je vais employer les termes « d’écriture intuitive ».
Donc, je résume : je me sentais incapable d’écrire le plus petit des paragraphes, mais pourtant, en quelques mois, je vais construire un premier livre, « Recueil d’âmes jolies » ( édité chez Bookelis Librairie, sur Internet ), sous la forme de trente-trois poèmes, sur fond de bienveillance et d’amour.
J’enregistre déjà des retours, dont je suis heureuse, car ce livre apporte, outre un bien-être certain, une belle ouverture d’esprit. Et c’est ce que je voulais…
Tu sais, je ne veux pas, ici, aller sur une explication « en profondeur » de ce qu’est « l’écriture intuitive », mais disons que la totalité de ces textes m’ont, en quelque sorte, été dictés, venant à moi spontanément, et sans me prévenir, bien sûr.
À ces réceptions, je ne fais que m’exécuter en les couchant sur du papier… si tant est que la situation le permette ! Des textes, je le reconnais, m’ont échappé, quand je n’étais pas en situation de les écrire. Et le plus dommage, c’est que, lorsque tu les as perdus, ils ne reviennent pas…
Ce premier recueil sera suivi d’un second. Car d’autres textes continuent à naître en moi. Ce premier livre, et ce sera ainsi pour la suite, tu remarqueras que je l’ai publié sous le nom de Sophia-Maria Selles.
Maria Selles était mon arrière-grand-mère paternelle. Tu peux aller consulter la page Facebook que j’ai créée, et qui porte son nom, si tu le souhaites…
It.26 : « Parles-nous de ton travail d’aujourd’hui… Comment le qualifies-tu ? »
S. D-M. : « C’est vrai que ça peut surprendre… mais j’aime me présenter comme « sorcière de lumière »… et thérapeute holistique.
Les « thématiques » que je peux apporter aux personnes peuvent se définir sur trois axes : guérison, canalisation médiumnique « défunts et animaux » et « accompagnement holistique intuitif ».
Je vais revenir en détail sur ces trois directions.
Parlons de la guérison, d’abord. Il faut bien s’entendre sur le terme. C’est quelque chose que je maîtrise maintenant depuis environ trois ans.
Comment est-ce que cela s’est manifesté ? Eh bien cela a commencé alors que j’étais dans les allées d’un Salon du Bien-Être. D’un coup, mes mains se sont mises à me brûler, à me piquer… très fort, mais « intérieurement » car, si quelqu’un me touchait à ce moment-là, il ne ressentait rien de particulier.
Dans le même temps, je ressentais, tout au fond de moi, la conviction que je pouvais apporter « du bien » aux autres. Par cette énergie.
Alors… le dire, comme ça… ça peut paraître étrange. Mais à la suite de cette journée, il m’a été donné, en de multiples occasions, de mettre cette impression « en pratique », et pour des causes très variées.
Cela a toujours fonctionné, que ce soit sur de l’eczéma, sur des verrues, pour des allergies, sur des brûlures…
Mais je tiens aussi à préciser que, dans cette activité, je reste entièrement dans l’humilité. Il y a des domaines dans lesquels je n’entrerai certainement pas, et j’en suis bien consciente ! Je laisse ça aux médecins spécialistes…
Ce qu’il me faut dire aussi, c’est que, chaque fois que je rencontre une personne pour la première fois, il y a toujours, en amont, un long échange, qui va me permettre de bien cerner sa problématique. A t-elle fait, dans son parcours jusque là, tout le nécessaire pour « enrayer » son problème atopique ou dermique ? Quelque chose d’essentiel n’a t-il pas été omis ?
Je dis et je redis que mon action est complémentaire à celle de la médecine traditionnelle.
La canalisation médiumnique « défunts et animaux »… pour ça, je travaille toujours sur photo. Mais même une photo envoyée via un téléphone me va très bien..
Je veux préciser aussi que, pour être vraiment efficace, on ne peut tenter une telle canalisation qu’au bout de six mois après le décès de la personne, voire un an.
Et, concernant les animaux, cette pratique va me permettre, toujours sur photo, de comprendre les raisons de leur « disparition », je mets le mot entre guillemets car cela peut être simplement une fugue, un simple éloignement.
Très épisodiquement, cela peut aussi dériver sur du soin. J’ai ainsi pu intervenir sur un eczéma ventral, une fois, sur le chien de mon gendre.
Et l’eczéma a disparu…
Reste l’accompagnement holistique intuitif. Pour l’instant, c’est la partie de mon activité qui me demande le plus de temps.
De quoi parle t-on ? C’est une activité qui se fait aussi sur photo, et qui va consister à « travailler », pendant une à deux heures, sur toutes les problématiques que traverse cette personne… qui doit être prête à entendre ce qui va m’être donné.
Cela ne veut pas dire que la personne n’est pas déjà informée de tout cela. Mais parfois, nous avons tous besoin d’un(e) accompagnant(e) pour nous aider à entrouvrir notre porte…
Depuis que je les pratique, je n’ai eu que de très bons retours de ces accompagnements. C’est quelque chose, tu l’imagines bien, qui se « dit » vite, par le bouche-à-oreilles, et j’avoue que je commence à être bien demandée…
Les gens sont curieux dans un premier temps… et convaincus ensuite ! »
It. 26 : « Parles-nous de la future conférence que tu vas bientôt donner… »
S. D-M. : « Déjà, je peux dire que je vais la donner en deux lieux différents, et peut-être avec quelques variantes dans le texte…
La première fois, ce sera le 07 juillet prochain, dans la Résidence Aquarélia de Montélimar, et le thème qui sera abordé sera : « Le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle et moi ».
Tu l’as compris, je vais y aborder mes trois parcours successifs sur ce fabuleux chemin et sur ce que j’y ai vécu et ressenti. J’espère créer une interaction forte avec le public qui sera présent et qui, j’espère aura peut-être l’occasion de nous raconter sa propre expérience !
Et puis, la seconde fois, je donnerai une conférence sur le même « fil rouge » de Compostelle mais, cette fois, j’aborderai toutes les transformations que cette aventure a mis en lumières chez moi, et qui m’ont conduite sur le chemin dans lequel je suis aujourd’hui…
Cette conférence, je la donnerai pendant le Salon AMKA de Savasse, pas très loin de Montélimar, et ce sera les 11 et 12 octobre prochains… »
IT.26 : « Sophie, comment te sens-tu, aujourd’hui, dans ta vie ? »
S. D-M. : « Tu sais, depuis que je me suis engagée dans cette voie, je ressens une plénitude en moi comme jamais je n’en avais ressentie auparavant…
Et je crois que c’est dû en grande partie au nombre important de témoignages chaleureux que je reçois, en retour de mes interventions…
Cela me va droit au cœur, et ça me porte…
Pour finir, j’aimerais revenir sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Sur les trois ans en totalité, j’ai pu « boucler » la totalité du parcours principal, c’est-à-dire depuis Le Puy-en-Velay jusqu’à Santiago, en Espagne.
J’ai pu mesurer ma distance : entre 1600 et 1700 kilomètres. Car j’ai « débordé » du parcours en passant par Fisterra et par Muxia…
Tout ce que cette expérience m’a apporté.. tu ne peux pas te l’imaginer. J’espère que nous aurons l’occasion d’en reparler ensemble…
Contact :
La Sagesse de Sophie
06 81 88 12 95









Laisser un commentaire