Le nouveau projet de Leïla Soldevila
La contrebassiste française Leïla Soldevila revient une nouvelle fois en force…
Mais quoi d’étonnant, pour cette Toulousaine d’origine, que l’on qualifiera aujourd’hui, et plus que jamais, de « musicienne du monde »…
Sa voie musicale riche, elle l’a bâtie patiemment – en même temps qu’un solide cursus scientifique.
Riche, parce que la jeune musicienne a, depuis toujours, été attirée par ces « musiques sans frontières esthétiques », à commencer par le jazz, qui lui ouvrit ses portes tôt…
Leïla s’est nourrie musicalement non seulement de plusieurs courants musicaux différents, mais également sous « divers cieux », puisqu’elle vivra un pan important de sa carrière aux Pays-Bas – Leïla suivra son cursus jazz au Conservatoire de La Haye … et à Paris, bien entendu, au C.N.S.M, en Jazz et Musiques Improvisées.
Lorsque les projets ont commencé à s’enchaîner, c’est le monde dans sa globalité qui va s’ouvrir à elle, lui apportant de superbes collaborations… Avec le flûtiste Henri Tournier par exemple, qui se spécialisera dans la musique classique de l’Inde, ou avec le regretté Saïd Chraibi, un « maître » aux commandes de son oud marocain…
Ensuite ? Leïla s’immergera dans les musiques de l’Iran, de l’Irak, de la Turquie….
Et puis.. pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Alors, la jeune musicienne va enchaîner sur des projets qui lui feront découvrir d’autres contrées – comme la Roumanie, par exemple – ainsi que d’autres « porteurs de merveilleuses musiques ».. libanaise, russe, ou syrienne.
Sans perdre de vue l’iranienne, dans laquelle elle continuera de se plonger avec délices…

Et puis, Leïla Soldevila a aussi longtemps joué au sein d’orchestres classiques. Mais peut-on réellement la « compartimenter » dans un quelconque créneau ? Assurément pas. Elle est éclectique, au plus pur sens du terme…
Ses contributions iront aussi, grâce aux hasards de la vie, au service de compagnies de théâtre, ou de danse.
A ce jour, le panel des beaux projets qu’elle a pu créer, ou auxquels elle a pu participer, est impressionnant.
Mais c’est une juste récompense, car Leïla est une musicienne infatigable, ouverte à tous ces courants musicaux auxquels elle saura s’adapter et, avec son jeu propre, magnifier un peu plus.
En témoigne ce dernier projet : « Line & Borders »
« Ce projet est né suite à l’obtention d’un « contrat filière», qui m’engageait à produire une création – soutenue par diverses structures.
Nous sommes trois, sur ce projet. Autour de moi, Célia Forestier est au chant, et Félicité de Lalande est à la harpe.
« Line & Borders » a été composé à un tournant de ma vie. J’ai essayé, dans ce projet, de mettre en musique le « passage » d’un état à un autre. Le « vécu intérieur » de quelqu’un qui va changer radicalement de vie, si tu préfères… Et ça, quel que soit le motif. On parle ici des choses fortes qui vont se déclencher à un moment donné dans une vie, et qui vont entraîner une véritable mutation de l’être.
Dans « Line & Borders », je vais passer dans divers univers musicaux de façon évolutive. Une évolution au niveau du son, que je fais évoluer selon ce que l’on peut vivre…
« Line & Borders » nous raconte ce cheminement-là… Chacun des morceaux qui le compose va raconter une histoire. Il faut juste se laisser emporter par elle…. »
Que dire ?… Sinon, « n’hésitez pas à écouter, et à écouter encore ! »… Dès le premier voyage, « Pigment vert », le trio va nous entraîner dans une immersion émotionnelle, qui va nous faire vibrer jusqu’aux tréfonds de notre âme…
La justesse instrumentale accueille la voix incroyable de Célia Forestier.
Véritable réunion de trois grâces, le rendu, au final, est d’exception…

Crédit photos : Emmanuelle Alès









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