Eloïse Gilles – de Lestrade

« Loli 3.21 : maman-artiste de coeur…..

Elle est née à Lyon… une ville dans laquelle elle restera jusqu’à ses cinq ans. Et puis, sa famille va « émigrer » dans la Drôme, à Souspierre, entre Montélimar et Dieulefit.

Depuis trois ans, elle a rejoint « L’Atelier des Créatrices », dans lequel elle propose ses créations originales, toutes plus belles les unes que les autres…..

Itinéraires 26 : « Eloïse, cette voie… c’est depuis toujours ? »

Eloïse G. de L. : « Je crois qu’on peut dire ça, oui… De base, je suis infographiste. Après mon Bac – que je passerai sur Montélimar, au Lycée Alain Borne, je vais « remonter » sur Lyon, pour entamer des études supérieures dans une école d’Art, où j’obtiendrai mon B.T.S « communication visuelle », qui m’amènera à ce métier.

Mais ce que je dois dire aussi, c’est que, depuis que je suis toute petite, j’aime le dessin. Très tôt, je crois, j’ai voulu me concentrer sur cette voie-là. Une voie manuelle et artistique.

Lorsque j’ai eu mon B.T.S en poche, je me suis rendu compte que je ne connaissais rien de la chaîne graphique. J’ai dû acquérir ces connaissances par la suite, au travers de divers stages…Et, pour ça, je n’ai pas hésité à bouger.. Lyon, bien sûr, mais aussi Nice, et puis Paris où je resterai deux ans et demi…

J’étais graphiste, dans des agences de publicité. »

It. 26 : « Te mettre réellement au service de ton art… ça vient comment ? »

E. G. de L. : « C’est pendant ce séjour parisien que je vais vraiment me mettre à la peinture. Je faisais déjà de petites choses en acrylique, mais jusque-là, c’était uniquement sur papier.

A Paris, je vais découvrir la « Toast Gallery », un lieu dont la particularité était de rendre l’Art accessible à tout le monde. Notamment aux artistes débutants qui y trouvaient leur compte… en finalisant souvent leurs expositions par des ventes.

Ma première exposition chez eux aura bien marché. J’ai donc « ancré » cette passion dans ma vie, en plus de mon métier

En 2003, je vais arriver sur Avignon, une ville sur laquelle j’avais flashé, et où j’ai pu retrouver un emploi de graphiste.

C’est aussi dans la « Cité des Papes » que je rencontrerai mon futur mari, le père de Sascha, notre fils… et ma plus belle réussite.

Il a 12 ans aujourd’hui, et je suis très fière de lui. Sascha est porteur de la trisomie 21, et je m’occupe de lui à 300 %….

Ca t’éclaire peut-être sur la raison sociale de mon activité. « Loli 3.21 ». « Loli », c’est parce que mon frère Sylvain m’appelait « Lolita » lorsque nous étions enfants – j’ai perdu ce frère trop tôt, d’un cancer – et puis 3, c’est pour trisomie, et 21….

Sur Avignon, j’ai alterné le travail en agence et mes périodes « peinture ». J’ai eu l’occasion de beaucoup exposer sur la ville, dans des restaurants, dans des bars, des brasseries…

Lorsque Sascha est né, en 2012, j’avais une exposition en cours, dans un bar qui avait, comme on dit, « pignon sur rue ». Comme Sascha avait, pour des raisons de santé, besoin de moi, j’avoue que je ne me suis pas préoccupée de cette exposition plus que ça. Par contre, lorsque je suis revenue vers eux, la gérance avait changé, et la totalité de mes toiles avait disparu !

Ca m’a stoppée dans mon envie de peindre pendant des années… »

It. 26 : « Et comment renoues-tu le lien ? »

E. G ; de L. : « Comme nous avions envie de campagne, autant pour Sascha que pour nous, nous sommes revenus en Drôme, dans la maison de mon enfance. Nous étions là à la mi – 2014.

Là, je vais trouver un travail comme « animatrice de périscolaire » dans l’école de Pont-de-Barret. Puis, par la suite, dans l’école de La Bégude de Mazenc.

J’animais des ateliers artistiques et de bricolage, pour les enfants. Cette activité m’a réellement redonné l’envie.

Au bout de trois ans, je prends la décision d’arrêter la voie « scolaire » pour me consacrer enfin à l’autre, « l’artistique ».

Je m’inscrirai, à l’Urssaf, comme « artiste-auteur ».

Et cette activité, c’est, bien sûr, avec la peinture que je vais la reprendre. Avec bonheur, car plusieurs propositions d’exposition vont se présenter… qui feront, qu’avec le temps, mon nom commencera à circuler un peu…

En parallèle, je continuais à beaucoup dessiner.. A la fin de 2019, alors que le premier confinement se profilait, j’ai commencé à développer « mes yeux ». Ce sont des « yeux » que je créé, que je dessine d’abord sur tablette avant de les matérialiser, et que j’ai pris parti de coller un peu partout, dans les rues. Comme tout « street-art »…

Ce qui est à noter, c’est que, sans que je le sache vraiment, beaucoup de personnes s’intéressaient à mes créations, via leurs enfants qui s’amusaient à les décoller de leurs supports originaux, pour les collectionner…. »

It. 26 : « Comment rejoins-tu « L’Atelier des Créatrices » ? »

E. G. de L. : « Je vais être approchée par l’une de mes amies, Véronique, qui est couturière, et elle-même créatrice de L’Atelier. Elle me l’a tellement bien présenté que je vais rejoindre cette belle équipe, en juin 2022.

Et depuis, je ne l’ai jamais regretté !!

Ici, à Montélimar, je vais proposer mes toiles, mais je reconnais qu’aujourd’hui, elles sont un peu passées au second plan.

Ce que je propose en plus grand nombre, ce sont mes « illustrations », des illustrations que je vais mettre en valeur dans de jolis cadres, que j’aime chiner ici et là.

Certaines d’entre elles, je les réalise « en volume », c’est-à-dire que je fais ressortir un sujet particulier – en relief, en quelque sorte – sur un fond décoré.

Et puis, le street-art ayant toujours sa place au sein de mes créations, j’ai apporté avec moi « mes yeux ». Mais, cette fois, je les ai déclinés en plusieurs autres formes… sur carnets, en broches… et puis aussi dans des tailles beaucoup plus grandes.

Toutes ces évolutions ont, bien sûr, nécessité pour moi un certain équipement. Comme une « scie à chantourner », par exemple.

Et puis, je me suis lancée aussi dans la création de broches en bois, et en résine époxy. Depuis quelques mois aussi, j’ai créé toute une gamme de « bagues de lecture » : c’est un petit objet bien pratique, qui rencontre un franc succès et que j’aime beaucoup fabriquer…

Outre « L’Atelier des Créatrices », on peut trouver mes créations sur la ville de Bagnols-sur-Cèze, chez « Atypick Store », mais là, je ne tiens pas de permanences.

En revanche, je suis aussi sur Dieulefit, dans « La Galerie du Guerzit »… à la fois galerie et « concept-store », tenu par des gens géniaux…

Tu sais, chez moi, les choses bougent constamment. Et j’ai toujours plein de nouveaux projets dans la tête, que ce soit pour « L’Atelier », ou en ce qui concerne le street-art…

Mais nous aurons sûrement l’occasion d’en reparler !

Propos recueillis le jeudi 03 avril 2025

Oui, très certainement. Itinéraires 26 va suivre cette belle trajectoire, tout comme celles des « consœurs » d’Éloïse. Une vraie pépinière de talents….

loli 3.21

Peintures – Illustrations

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Sur Facebook et Instagram : @loli321 artistepeintre

Crédit photos : M.M

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