Femme de coeur, scénariste, et réalisatrice accomplie…
On l’a déjà dit, Itinéraires 26 revient volontiers sur la carrière d’artistes déjà rencontrés, par amitié d’abord, par fidélité au déroulement de leur « carrière » ensuite, surtout si celle-ci évolue, et évolue bien.
Lors du premier entretien qu’elle nous avait accordé, en décembre 2023 – entretien que vous pouvez retrouver sur ce site, via : https://itineraires26.com/2024/10/14/melissa-mars/, Melissa Mars nous disait avoir entamé une nouvelle étape de sa route artistique, troquant le micro – de la chanson qui l’aura fait connaître en France – pour le stylo, et la caméra.
Un retour à ses premières amours, en quelque sorte. Sauf qu’aujourd’hui, c’est elle qui écrit, c’est elle qui dirige….
Le moins que l’on puisse dire, c’est que Melissa a eu là une merveilleuse idée. Il aurait été plus que dommage de ne pas donner libre cours à sa passion originelle. Car visiblement, le public américain – Melissa Mars est installée aux Etats-Unis – adore.
Et nous… on ne souhaite qu’une chose : pouvoir adorer à notre tour…
Itinéraires 26 : « Melissa, nous nous étions quittés sur l’évocation rapide de tes premiers films. Tu nous en dis plus ? »
Melissa Mars : « C’est vrai que, depuis un an et demi, beaucoup de choses se sont passées…
« My ancerstors’ song » qui devait être, à l’origine, un scenario pour un court-métrage – lorsque je l’avais écrit, le texte ne comportait qu’une vingtaine de pages – a depuis bien grandi…

J’ai encore développé cette histoire. Et le texte est aujourd’hui passé à cent dix pages, dans le but, comme je te le laissais entendre en 2023, d’en sortir un long métrage… que, bien sûr, je réaliserai.
Veux-tu que l’on parle du synopsis ? Cette histoire met en scène une comédienne, franco-algérienne, qui « lutte » pour pouvoir percer à Hollywood, dans une diversité culturelle très stéréotypée.

Cela va l’entraîner dans une quête de son propre héritage ethnique, un retour jusque dans ses racines algériennes, une redécouverte de ses origines…
Dans les faits, dans la vie de tous les jours, ce cas est loin d’être un cas isolé. C’est le cas de beaucoup de personnes, et notamment de beaucoup de migrants.
Mon travail sur ce texte n’est pas encore tout à fait achevé. Je suis actuellement dans sa totale révision. Parce qu’une réécriture me permet de « remettre en place » ce qui ne va pas. Remanier un premier jet, c’est habituel… »
It. 26 : « As-tu d’autres projets, sur l’instant ? »
M.M. : « Oui, bien sûr. Dans l’immédiat, j’ai deux autres projets en cours qui, j’espère, feront leur chemin…
Il y a d’abord un court-métrage, « The Sign », et si je peux t’en résumer l’histoire ( sans t’en dévoiler trop ! ), je te dirais ceci : « Dans une course palpitante, une femme va composer le 911 – le numéro des urgences aux U.S.A – alors qu’elle fuit, dans un cadre apparemment paisible…
Mais.. les apparences sont parfois trompeuses…
« The Sign » fait aujourd’hui partie de la sélection officielle du prestigieux Festival du New-Jersey, le « Garden State Film Festival ».
Ce Festival se tient sur quatre jours, et débutera le 27 mars prochain ( 2025 ). La projection de mon film aura lieu, elle, le 29 mars…
Et ce court-métrage, je l’ai fait pour « sensibiliser aux handicaps invisibles », car je crois que beaucoup trop de discriminations perdurent, des discriminations qui font forcément souffrir…
Le second projet est une « anthologie ».. d’horreur ! Je t’explique :
A terme, ce sera un long métrage. Mais, dans l’immédiat, nous sommes dans la période « levée de fonds ».
Je dis « nous », car je fais partie d’un collectif de « filmmakers ». Un collectif dans lequel nous sommes dix, basés dans le New-Jersey.

J’appartiens à ce groupe, « Garden State Screenwriters » depuis 2019. Il est composé de scénaristes, de réalisateurs…
Nous nous réunissons une fois par mois et, pendant chacune de nos réunions, on s’échange des « critiques constructives » sur le travail de l’un ou de l’autre. En réalité c’est plus un échange d’idées destiné à faire progresser encore l’écrit que nous examinons ce jour-là… »
It.26 : « Et ces rencontres vous ont donné une idée… »
M.M. : « Oui. Un jour, nous nous sommes dit : « Mais pourquoi ne pas écrire un scenario de film ensemble ? »
L’idée lancée, nous nous sommes concertés sur le thème, et on a été assez vite d’accord sur celui de « l’horreur ».
De plus, cette histoire devait se passer dans le New-Jersey.
Le titre du film a été choisi assez vite, aussi. Ce serait « Exit Zero ». Le synopsis ? Eh bien… au départ, cela met en scène un grand-père qui tisse des histoires étranges sur le New-Jersey, conduisant sa petite-fille sur la « Garden State Parkway ».
Et puis, ils vont sortir à la « sortie 0 », où les attend….
… je ne t’en dirai pas plus !

Sur ce projet, nous sommes trois membres du groupe à être producteurs. En association avec Lisa Donmall-Reeve, productrice à Los Angeles, qui compte déjà pas mal de succès à son actif…
Le projet avance bien. Nous sommes déjà sponsorisés par « Stowe Story Labs », une association qui va nous permettre de collecter des donations importantes…
Notre travail peut être suivi sur le site que nous avons créé : www.ExitZeroTheMovie.com
It. 26 : « Dans cette nouvelle voie, comment te sens-tu aujourd’hui ? »
M.M. : « Ces trois projets « sur le feu », je me sens vraiment dans mon élément.
Tu as raison, ce sont vraiment là mes « premières amours ». Je me rends compte aujourd’hui que je « tiens par la main » la petite Melissa qui, lorsqu’elle était toute petite, dans le sud de la France, rêvait d’écrire, rêvait de tourner…
Grâce à la musique, et surtout pour la sortie de mes différents albums, j’ai pu « prendre les commandes » de mon art… Et ça, crois-moi, c’est vraiment génial à vivre.
Pouvoir créer, raconter une histoire qui a vu le jour dans ta tête, c’est tout simplement magique.
Cette nouvelle voie me permet de me sentir maintenant une « artiste complète » et, je le redis, ça n’a pas de prix…
Et un jour me mettre en scène ? Mais je l’ai déjà fait, à plusieurs reprises. Comme par exemple, dans mon court-métrage « The last Touch »….
Après, si tel ou tel projet doit prendre vie, le tout est de savoir s’entourer de bons collaborateurs.
Mais, de ce côté-là, je n’ai pas trop de soucis à me faire !… »
Propos recueillis le samedi 22 février 2025.
C’est toujours une grande joie que d’échanger avec Melissa Mars, une artiste riche qui sait aussi rester spontanée, et disponible.
Une fraîcheur humaniste qui fait du bien…
Itinéraires 26 suivra, plus que jamais, la carrière américaine de Melissa, qu’on lui souhaite déjà la plus enrichissante possible…
Crédit photos : M.Mars









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