« Se former.. pour mieux se connaître.. »
Pascale Bernard écrit. C’est un peu grâce à elle que le groupe musical « Les Filles dans la Cuisine » a vu le jour. Mais elle n’est pas qu’une auteure. Elle mène aussi sa route dans le domaine de la psychologie, pour lequel elle travaille d’arrache-pied….
Itinéraires : « Pascale, l’écriture, pour vous, c’est du passé ? »
Pascale Bernard : « Non. Je ne vais pas être aussi définitive que ça… C’est vrai que, d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours écrit. Mais j’écrivais pour moi, avant tout. L’écriture a gardé cette place importante, aujourd’hui, même si je bâtis une autre voie…
La poésie, le théâtre… tout ça était précieux dans ma vie, même de façon modeste…
Je suis originaire d’Eyzahut, et née à Dieulefit… Et aujourd’hui, j’ai fait un « retour aux sources » puisque je suis installée dans un petit village, à proximité.. Mais mon cabinet, lui, est installé à Mirabel, en Ardèche, où je suis au moins une fois par semaine..
Ces dernières années, je me suis recentrée sur l’écriture d’articles plutôt professionnels, sur la psychologie. Dans l’idée, si vous voulez, de : « comment la psychologie humaniste peut aider les gens dans leur quotidien »…
J’écris dans une revue qui est connue depuis longtemps, et qui s’appelle « Ma Bastide ». Cette revue couvre tout le sud-Ardèche. J’y tiens une rubrique « bien-être », une rubrique fixe qui existe depuis des années…
Je fais en sorte que mes arrticles parlent au plus grand nombre, et j’aime aussi l’idée qu’ils puissent déclencher des échanges… voire même des rendez-vous dans mon cabinet… »
I : «Le théâtre, donc… pas pour le moment ? »
P.B. : « On va dire que, pour le moment, c’est « un peu passé à la trappe »..
Un mot, quand même, sur la pièce à laquelle vous faites allusion, que j’ai écrite il y a maintenant une bonne vingtaine d’années… Cette pièce, je l’avais intitulée « Les Filles dans la cuisine », et elle mettait en scène plusieurs comédiens, et un quatuor de filles qui « chantaient dans la cuisine » sur scène. Elles y auront trouvé le nom de leur groupe, un groupe qui continue toujours sa route aujourd’hui… J’ai plaisir à me souvenir que cette pièce avait plutôt été bien accueillie. C’est vrai qu’elle était joyeuse, amusante… mais qu’elle amenait aussi le public à une réflexion certaine sur la créativité… »
I : « Votre seconde route commence de quelle façon ? »
P.B. : « De base, j’étais psycho-pédagogue pour le compte de l’Education Nationale.
Et puis, j’ai entamé une formation, sur cinq années, basée sur les images intérieures et la psychologie. Avec, au centre de tout cela, la créativité. Ces cinq années, je les ai partagées à Montpellier pour les deux premières, puis à Paris, pour terminer.
Aujourd’hui, je m’efforce de recréer une « école de psychothérapie », et en psychosynthèse. Sur des fondations qui seront bien sûr en Drôme-Ardèche, mais qui aura vocation à devenir « nationale ».
A ce jour, je propose, et pour le moment en Drôme-Ardèche, le programme des trois premières années. Et je réunis mes élèves parfois en sud-Ardèche, parfois en sud-Drôme. Sur Mirabel, sur Eyzahut… rien n’est figé, et je réfléchis à d’autres évolutions, encore…
Ces cinq années achevées, je me suis formée « pour être formatrice », puis j’ai suivi des cours à la Faculté de Lyon II pour être psychologue. Et je suis, en ce moment même, en train de valider ce diplôme. C’est pourquoi je m’annonce encore aujourd’hui « psycho-praticienne ».
J’ai bien sûr écrit mon mémoire de recherches… »
I : « Que dire de vos projets, aujourd’hui ? »
P.B. : « Je vais d’abord essayer de « relancer » un journal de psychosynthèse, un journal qui existait sous forme de papier, mais qui avait évolué de façon numérique. Mais je pense que cette forme ne lui convenait pas. J’espère lui faire retrouver son format premier. C’est actuellement en négociations…
Certaines personnes m’ont relancée aussi sur l’écriture de nouvelles pièces de théâtre… Vous voyez qu’il est bien toujours présent.. Et j’avoue que je n’ai pas rejeté d’emblée cette idée, mais j’y réfléchis sérieusement… disons que je ne m’interdis rien, pour le futur…
Mais pour le moment, je concentre toute mon énergie sur mes formations, des formations que j’ai conçues sur un système très souple, car les personnes – toute personne qui souhaite mieux se connaître – peuvent tout autant s’engager sur une formation longue que sur un week-end.
Et en plus en choisissant une thématique qui les intéresse…
J’ai la chance d’être épaulée par des personnes de qualité, et je tiens à citer Ghislaine Montier, Pascale Godin, Ute Hörnig-Musshafen et Iliana Waserscztajn qui sont formidables..
Nous abordons chaque mois un nouveau thème… Là, nous venons de terminer, il y a quelques jours, un stage « Méditation et Créativité » sur trois jours.
Les 18 et 19 janvier 2025, sont proposés deux jours pour « découvrir la psychosynthèse ».
Les 15 et 16 février 2025, le module prévu permettra « d’attraper nos rêves ».
En mars, nous abroderons « les crises », dans le questionnement « sont-elles des occasions de transformation ? »…
Voilà pour le « déjà établi », mais d’autres modules sont en préparation, comme le stage baptisé « vers l’équilibre » – où l’on verra comment harmoniser les différentes fonctions psychiques, le stage « présence à soi, présence à l’autre » également, qui peut se traduire aussi par « écoute de soi, écoute de l’autre »… et un stage aussi sur « la volonté »…
Je me dois de préciser aussi que, si certaines de ces formations sont « tous publics », d’autres ne s’adressent qu’à un public de « professionnels ».
Mais je suis là pour répondre à toute demande…
Vous le voyez, cela fait beaucoup de directions à explorer, mais c’est toujours passionnant à partager…
C’est pour cela que je mets toute mon énergie à mener à bien ce projet d’école que je suis en train de bâtir…
Propos recueillis le vendredi 22 novembre 2024.
Pascale Bernard
180, chemin Baume-de-Bouze
07 170 Mirabel
Téléphone : 06 72 04 05 58
Crédit photo : P.B









Laisser un commentaire