Michella Antoine

Michella Antoine

Née à Sainte-Lucie, à côté de la Martinique, elle vit en France depuis 2005. En plus d’une voix en or, elle a ouvert son autoentreprise sur une de ses passions…

Michella, votre vie professionnelle a commencé assez tôt…

Oui, c’est vrai. Elle a commencé alors que j’étais à Saint-Martin, et lorsque j’avais dix-huit ans. J’étais titulaire d’un C.A.P « Employé Technique de Collectivité », mais mon premier travail sera plus commercial, dans la téléphonie, une activité que j’ai menée pendant toute une année. Mais en parallèle de cette voie professionnelle, et depuis mes seize ans, je nourrissai une passion pour la coiffure, tous les styles de coiffures, avec quand même une préférence pour les coiffures « afro ». Je fais cette distinction exprès car, pour tous ceux qui ne le sauraient peut-être pas, on ne travaille pas une « tête européenne » comme on travaille une « tête afro ». Cela est valable jusqu’aux produits que je peux être amenée à employer qui, s’ils conviennent à des cheveux africains, peuvent être nocifs pour des cheveux plus fragiles. C’est pareil dans la façon de travailler le cheveu : pour une coiffure afro, je vais travailler le cheveu beaucoup plus « serré » que ce que je ne pourrais le faire sur une tête européenne.. D’où est-ce que je tiens cette passion ? De ma mère, qui était elle-même coiffeuse, mais coiffeuse sur les plages de Saint-Martin, pour les touristes qui abondaient… J’ai, moi, travaillé dans divers domaines, mais aucun ne m’a apporté une satisfaction, et un sentiment de pleinitude, comme le milieu de la coiffure a pu le faire. Pour y arriver, j’ai fonctionné « à l’envers » : j’ai d’abord eu la pratique « sur le tas », et je suis entrée en école de coiffure seulement après. J’ai fait mon école en Guadeloupe…

Et aujourd’hui ?

La formation terminée, la vie a fait que je suis venue poser mes valises à Montélimar. Ces derniers mois, je les ai mis à profit pour créer ma structure – une autoentreprise – qui existe depuis maintenant six mois, et que j’ai appelée « Fifi Salon ». Et si, pour le moment, je n’ai pas encore déniché le local adéquat pour cette activité… ça ne saurait tarder. Pour le moment, et comme l’activité a très bien pris, je reçois mes « clients » à mon domicile, dans un local dédié. Je dis « clients » plutôt que « clientes » car je dois reconnaître que, dans ma clientèle, la population masculine est plus importante que la population féminine. Il faut dire que je travaille beaucoup les dread-locks… mais je fais les « rajouts » aussi… Bref, pour le moment, c’est comme ça.. Mes inspirations ? D’abord, des îles, des Antilles évidemment, puis que c’est un peu « le berceau » de ce style de coiffure, mais je m’inspire aussi des USA ou de l’Afrique. D’une façon générale, lorsque je découvre une coiffure que je n’ai jamais travaillée, je la teste… sur ma fille Tiona, qui va vers ses douze ans ! Quant à mon futur… disons que je n’ai pas trop de doutes sur une évolution positive de mon entreprise. A ce jour, et bien que ne disposant pas d’un local, j’ai une clientèle importante, qui s’étend jusqu’à l’étranger. Je pars souvent en Grande-Bretagne pour travailler mes coiffures….

Contact au : 07 77 92 48 11 – A découvrir sur Instagram : fifi_braids82

Crédit photo : L.R

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